Premier baromètre national de la “Résilience alimentaire” : des points forts dans le Grand Est

Déniché sur la Banque des Territoires

Le Conseil national pour la résilience alimentaire (CNRA), une association qui réunit élus, citoyens, entreprises, start-up et agriculteurs autour de la promotion des circuits locaux a sorti son premier baromètre de la résilience alimentaire en France.
Son objectif : compiler les indicateurs disponibles sur le sujet, issus des données de l’Agreste (site statistique du ministère de l’Agriculture), de l’Insee ou encore de l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae), pour “comprendre les points forts et les vulnérabilités” de chaque territoire, “partager les bonnes pratiques” et inciter les acteurs, professionnels et collectivités territoriales, à passer à l’action. Des enjeux importants qui sont revenus sur le devant de la scène avec la crise de Covid-19. La souveraineté alimentaire fera d’ailleurs partie des objectifs assignés à la future PAC.

De nombreux atouts dans le Grand Est :

En effet, notre région se distingue sur plusieurs indicateurs parmi ceux choisis par l’association.

Des départements avec une évolution positive du nombre d’agriculteurs.

Le baromètre donne une carte précise de l’évolution de la population d’agriculteurs par département, permettant d’identifier les départements “à risque”, comme les Alpes-Maritimes ou le département du Nord notamment, et ceux où la dynamique est positive, comme les départements de la Marne, de l’Aube et de la Nièvre en particulier.


La Meuse : département qui limite l’artificialisation et maintien sa surface agricole utile par habitants

Le baromètre compare ainsi la surface agricole utile par habitant par rapport à la surface totale du département. Sur cette carte, un seul département, la Meuse, dispose d’une surface suffisante et a atteint l’objectif de zéro artificialisation nette entre 2011 et 2016. Dans d’autres cas plus à risque, comme les départements  du Rhône, de l’Aisne ou encore de la Corrèze, la surface agricole utile par habitant est trop faible, et cet objectif de zéro artificialisation nette n’a pas été atteint. Le baromètre met aussi en avant la part de surface agricole biologique, avec des départements de l’Ain et des Alpes-de-Haute-Provence plutôt bien lotis, tout comme d’autres départements au sud (Vaucluse, Gard, Bouches-du-Rhône…).

L’accès à une alimentation locale

Sur ce dernier indicateur, le rapport a étudié le nombre de point de vente direct / habitants ainsi que le nombre d’équipements de transformation / exploitations. S’ils ne permettent pas de conclusion, ils dressent une nette distinction entre le Sud et le Nord du pays en terme de points de vente, ainsi qu’une vraie diversité de densité entre départements sur la transformation. Confortant – à notre avis – le besoin de concertation et de réflexion sur ce sujet à l’échelle de la région et du Réseau PARTAAGE.

Visitez le site du CNRA : https://www.cnra-france.org/

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