[Veille] Prendre en compte les coûts cachés, une piste d’avenir pour l’Alimentation Durable ?

C’est une question qui se pose de plus en plus dans un grand nombre de nos travaux et si, au delà du simple coût comptable, les externalités positives et négatives d’une alimentation plus durable était prise en compte ?

De façon globale : des impacts en matière de santé, d’environnement et sociaux

La Chaire UNESCO “Alimentations du Monde” dans cet article qu’elle publie sur son site relève que la FAO amorce une série de publications autour des coûts cachés du système agricole, dont le premier s’attarde sur la santé avec de premiers résultats “qui vont dans ce sens.

Les premiers résultats sont déjà édifiants. A l’échelle mondiale, ces coûts sociétaux sont estimés à 10 % du produit intérieur brut. Ce chiffre grimpe à plus de 25 % dans les pays les plus pauvres, absorbant ainsi un quart de leur faible richesse, qui aurait pu être utilisée à d’autres fins plus utiles.

Extrait de l’article de la Chaire UNESCO Alimentations du Monde, consacré aux coûts cachés

Une mise en pratique en restauration collective ?

Mickael TESSIER, responsable de la commande publique du Département de Vendée a pu l’évoquer lors de la dernière journée “alimentation durable” du CNFPT, s’appuyant notamment sur une étude de l’ADEME “Coûts complets et recettes financières de la restauration scolaire : Quelles marges de manœuvre pour la transition écologique ?”.

La proposition qui en ressort est d’élargir le débat aux coûts complets de la restauration scolaire (y compris les externalités) , en proposant des pistes d’actions.

Les résultats obtenus montrent que le coût des denrées représente près de 25% des coûts comptables de la restauration scolaire, derrière les coûts liés à l’encadrement de la pause méridienne, que le type d’organisation des services de restauration scolaire (sur place, satellite, centrale…) influe peu les coûts et que la mise en oeuvre de la loi EGalim engendre une augmentation limitée des coûts complets de la restauration scolaire (moins de 5% de surcoûts).

Au-delà d’EGalim, l’étude met en évidence que plus les leviers de durabilité sont activés simultanément et de manière ambitieuse par les collectivités (pourcentage de produits issus de l’agriculture biologique, part de repas végétariens, réduction du gaspillage), plus les surcoûts sont compensés par des gains environnementaux.

Résumé de l’étude ADEME “Coûts complets et recettes financières de la restauration scolaire…”
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